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Nous sommes formés
en grande mesure par nos souvenirs, car il s’agit, somme toute, de ce que nous
avons appris. Ce « je », qui nous appartient si profondément, réunit une
infinité de moments vécus de façon directe ou indirecte. Ils sont accompagnés
de sons et de voix et nous les associons parfois à des goûts et des odeurs. Et
parmi ces instants, qui d’entre nous ne garde pas au fond de soi-même des
photogrammes enchaînés de films spécialement touchants et troublants ?
En effet, le cinéma nous a permis de découvrir le romantisme de Paris, les bijouteries de la Cinquième Avenue ou les mangroves des côtes de la Floride… Nous avons accompagné Gandhi dans sa croisade pacifiste, mais aussi Mozart dans ses créations musicales bondées de génie ou Marie Curie et tant d’autres personnalités exceptionnelles. Le cinéma nous a transformés en témoins du confort des maisons victoriennes, de l’horreur des guerres, de la peur ressentie face aux calamités et aux catastrophes, de l’égoïsme, la solidarité, l’honnêteté, la maladie et quasiment toutes les manifestations de la personnalité humaine, individuelle ou collective.
Lorsque nous parlons de cinéma archéologique, nous faisons référence à un domaine cinématographique qui laisse la fiction de côté pour exposer la réalité dévoilée par les restes du passé. Mais il utilise cependant le même outil, avec des images en mouvement qui ont été sélectionnées en raison de leur beauté ou bien parce qu’elles répondent au besoin de raconter une histoire déterminée, avec ses pauses, ses cadences… Sa mélodie.
FICAB XIV Belén Sierra. Delegada de Cultura del Ayuntamiento de Irun. María José Noain Maura. Réponsable des activités du Musée Romain
Oiasso President: Juan Santos Yanguas. Catedrático de Historia Antigua de la Universidad del País
Vasco Vocales:
Angel Illaramendi. Compositeur.
Année: 2014
Date:: 14-22 Novembre
Projections :
Vendredi 14: Aquarium. Donostia-San Sebastián
Lundi 17, Mardi 18, Mercredi 19 et Jeudi 20: Amaia KZ. Irun
Vendredi 21: FICOBA. Irun
Cérémonie de remise de prix Samedi 22: Museé Romain Oiasso
Entrée libre
Tous les films seront projetés en version originale avec sous-titres en espagnol
Les horaires des projections sont approximatifs
Télécharger programme en pdf (seulement textes)
Organisation
Patxi Presa. Director
del área de Cultura y Deportes del Ayuntamiento de Irun.
Jokin Ormazabal. Técnico de Cultura del Ayuntamiento
de Irun.
Cristina Aguirre. Gerente del Museo Romano OiassoDirection
Mertxe Urteaga. Directrice du Musée Romain Oiasso Secretary
Jury
Sergio
Laburu. Photograph et réalisateur.
Gilles
Parent. Archéologue et membre de EuskoArkeologia.
Carlos Sanz. Archéologue et Proffeseur de l´Université de Valladolid.
Année 2004 : recouvert des sédiments du fleuve, un chaland antique émerge du Rhône, à Arles, grâce au travail acharné d’une équipe multidisciplinaire composée d’archéologues, de restaurateurs et de plongeurs. Jusqu’à ce moment, personne ne pouvait imaginer qu’il s’agissait de l’un des navires de commerce les mieux conservés du monde romain. De nombreux objets retraçant l’histoire de la navigation fluviale dans l’Antiquité ont également été récupérés.
Le navire « Lune », fleuron de la flotte de Louis XIV, sombra au large de Toulon en novembre 1664, alors que le navire revenait d’une expédition le long des côtes d’Afrique du Nord avec près d’un millier d’hommes à bord. Mais sous la pression du Roi Soleil et de son entourage, qui entendent cacher la tragédie, la Lune est rapidement oubliée. Découvert en 1993, le navire repose à 90 mètres de profondeur, ce qui complique énormément le travail des archéologues. Près de vingt ans plus tard, les innovations technologiques permettent enfin l’exploration du vaisseau grâce au savoir-faire des scientifiques et à un dispositif technique inédit.
Le patrimoine archéologique de la Malaisie couvre une période de plus d’un million d’années. Depuis près de vingt ans, le peuplement du pays et ses anciennes cultures suscitent un intérêt international et inspirent une infinité d’expositions et de reportages. Ce documentaire explore les sites les plus importants et les incroyables découvertes effectuées, notamment l’Homme de Perak, le squelette humain le plus ancien et le plus complet du Sud-Est asiatique et probablement l’exemple le plus ancien d’une malformation congénitale.
Il y a 15 000 ans, l’eau issue de la fonte des glaces recouvre 15% du continent australien. La Nouvelle-Guinée et la Tasmanie sont alors coupées de l'actuelle Australie. Cet isolement cause de profondes répercussions sur le régime alimentaire, la langue et les techniques des Tasmans. Grâce aux découvertes archéologiques et à la tradition orale des aborigènes actuels, le documentaire explore le passé ancestral de l’Australie.
À plus de 2500 km de la zone continentale la plus proche, l’île de Guam, située dans le Pacifique Occidental, est colonisée par l’être humain il y a environ 3500 ans. Ces premiers colonisateurs ont participé à une grande migration humaine à travers les océans et sont devenus les Chamorros, les habitants natifs de l’archipel. Leur identité culturelle survit malgré des années de colonialisme, de la dévastation des guerres et de l’influence de l’économie moderne globale.
La Corrèze possède un important patrimoine archéologique datant de l’époque romaine. Le documentaire explore les principaux sanctuaires et mausolées de la région, à travers des photos aériennes et des restitutions en 3D. Ces éléments de soutien nous aident à comprendre la religion des habitants de l’époque.
Dans les steppes glacées de l'Altaï, une expédition archéologique franco-mongole s'apprête à fouiller la sépulture d'un guerrier scythe oriental, vieille de 2 300 ans. À partir de leur découverte, les archéologues s’interrogent sur les similitudes entre les nomades kazakhs actuels et les scythes orientaux, que deux millénaires séparent. La recherche archéologique se double alors d’une passionnante étude ethnoarchéologique de l'un des derniers peuples coupés du monde moderne.
Wolin est une petite ville polonaise située sur la côte de la mer Baltique et associée à d’anciennes légendes. L’une d’elles parle de Wineta, une ville prospère qui se trouve aujourd’hui enfouie dans la mer. Une autre raconte l’histoire d’une forteresse viking dénommée Jomsborg, reprise dans les anciennes sagas nordiques. L’archéologie a permis de comparer ces légendes avec la réalité dévoilée par les fouilles réalisées pendant ces dernières années. Dans ce film, nous pourrons découvrir les résultats de ces recherches et voyager dans le temps à Wolin, au cœur du Moyen Âge, grâce à des reconstructions virtuelles et aux récréations historiques.
La cité mexicaine de Xochicalco fleurit entre le VIIe et le Xe siècle ap. J.-C. Ses monuments en pierre nous parlent d’une ville prospère, que nous découvrirons à travers un regard poétique, conduit par la voix d’un narrateur en nahuatl, la langue des aztèques, qui présentera la mythologie des cultures précolombiennes d’Amérique Centrale.
Des cornes de bovidés, des tambours en céramique ou des flutes en os… Il s’agit de quelques-uns des instruments musicaux utilisés il y a plus de 7000 ans. Leur usage est incertain, ainsi que celui d’une série d’enceintes circulaires avec des palissades en bois et plusieurs accès, situées en Basse-Autriche et datant du Néolithique. À quoi servaient-elles ? Les archéologues ont proposé différentes interprétations sur leur fonction : des lieux de culte, des espaces de jeu ou des structures-calendrier dont les entrées indiquaient le solstice d’été et d’hiver.
Les Jeux panhelléniques sont des fêtes à caractère religieux et avec un important contenu politique célébrées dans la Grèce antique en l’honneur des dieux, qui réunissaient des représentants de toutes les villes grecques. Moins connue que le site d’Olympie, où se déroulaient les Jeux Olympiques, la cité de Némée organisait également des rencontres sportives. Le professeur Stephen Miller a fouillé pendant plus de 40 ans ce site archéologique et il a découvert des restes très significatifs, notamment ceux d’un stade où se disputaient les courses. Il a non seulement contribué à la recherche scientifique de la région, mais il a également ressuscité les jeux d’il y a 2300 ans.
Il y a plus de 2000 ans, d’énormes structures de terre avec des formes géométriques ont commencé à se construire dans la vallée du fleuve Ohio, qui appartient aujourd’hui aux États-Unis. Elles ont toutes été conçues avec une incroyable précision, en formant des carrés, des cercles et des octogones. Elles répondent par ailleurs à une unité standard de mesure. Les archéologues ont identifié leurs constructeurs avec la culture Hopewell et ils ont déterminé que les structures étaient utilisées comme un calendrier astronomique.
L’archéologie, c’est quoi exactement ?, et le patrimoine ? Il existe une énorme distance entre le point de vue des experts ou des responsables de la gestion du patrimoine et la perception ou l’appréciation de la société. Les sites déclarés Patrimoine Mondial par l’UNESCO sont une preuve évidente de l’importance que peut avoir le passé dans le présent. Mais le travail qui se cache derrière et qui permet de profiter du Patrimoine Culturel, notamment depuis la perspective de l’Archéologie, n’est pas connu du grand public.
Pendant les cinquante dernières années, les exquises poteries peintes appartenant à l’Art Maya ont fait irruption dans les collections publiques et privées du monde entier. Ces pièces ont ouvert la porte sur le passé maya, son histoire, sa mythologie et sa vie quotidienne. Mais, étant donné que 90% de ce patrimoine a été saccagé dans les tombes royales mayas, il ne faut pas se limiter uniquement à apprécier leur valeur artistique, il est également nécessaire d'ouvrir un débat éthique sur le pillage archéologique.
Hallstatt est une petite ville qui se trouve au cœur des Alpes autrichiennes. Son existence a pratiquement toujours été liée à l’exploitation du sel de la roche de ses montagnes, qui est restée active pendant des siècles. Cependant sa notoriété internationale est due à l’importance archéologique qu’elle possède pour la Préhistoire européenne, grâce à laquelle elle a été déclarée Patrimoine Mondial de l’Humanité par l’UNESCO en 1997.
Depuis l’Âge de Fer jusqu’au XIVe siècle, le fer se produisait dans les forges de montagne ou haizeolas, avec la force des bras. Des centaines ont été cataloguées au Pays Basque, mais malgré leur description détaillée, la technique employée dans ces fours reste assez vague. Les archéologues cherchent aujourd’hui à récupérer ce mode de production et grâce à l’Archéologie Expérimentale et à la reproduction du travail des haizeolas, il est possible de protéger les richesses de la tradition.
L’ingénierie est sans aucun doute le domaine dans lequel les romains ont fait preuve de génie. Grâce à leur maîtrise de la topographie et de la construction, ils ont exécuté des ouvrages impressionnants, parmi lesquels il faut souligner les aqueducs. Dans ce documentaire, le spectateur se projettera dans la peau de l’ingénieur chargé de la construction de l’une de ces infrastructures. À travers d’incroyables simulations par ordinateur combinées avec des images réelles, il découvrira les ressources techniques qui ont permis les approvisionnements en eau les plus importants de l’Antiquité.
En 1812, Johann Ludwig Burckhardt est entré à Petra pour la première fois. Il s’agit notamment du premier occidental à accéder à ses trésors archéologiques. Ce documentaire retrace, tel un journal, le périple qui a conduit l’explorateur suisse jusqu’à la ville nabatéenne. En se faisant passer pour un voyageur musulman, il a pu connaître incognito un bon nombre de sites historiques et archéologiques de la Jordanie, comme la ville romaine de Gerasa ou l’incroyable mosaïque de Madaba.
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