Josep Maria Castellví Viladegut

Films

Dans l’Espagne des années 50, le manque de ferraille donna une valeur monétaire inespérée au métal des épaves proches de la côte. Aujourd’hui considérées comme des ruines archéologiques,elles étaient à l’époque une ressource permettant à de nombreuses familles et entreprises de survivre. La Mer de l’Èbre devint un endroit de référence de ce commerce sous-marin. On y voyait arriver aussi des plongeurs classiques en scaphandre et des plongeurs sous-marins (alors appelés “hommes-grenouilles”) attirés par les opportunités professionnelles. Leurs histoires se sont mêlées aux récits fascinants des navires qu’ils ont démantelés. Qui étaient ces gens qui risquaient leur vie pour récupérer du métal rouillé ?Et qu’ont-ils trouvé au fond des mers ?
En 1979, un bateau de pêche a traîné un avion de guerre qu’il a accroché à 270 mètres de profondeur et l’a déposé dans des fonds peu profonds près de Tarragone. Là, on racontait qu’un bimoteur de la Légion Condor surnommé le “Granuja” avait été abattu à la fin de la Guerre civile espagnole, pendant une incursion sur la ville. Les terribles souvenirs des bombardementspendant ce conflit sont revenus à la mémoire de ceux qui en ont été témoins. Mais le processus de documentation et d’identification de l’épave a mené à une conclusion surprenante, obligeant à ouvrir une nouvelle enquête. Cette épave était-elle vraiment celle du “Granuja” ?